Il n’est guère de plus beau lieu de festival d’été que celui de Menton. Perché au-dessus de la mer, dominé par la façade et le clocher d’une merveilleuse église baroque, protégé par le glaive séculaire de la statue de Saint-Michel et recouvert par le ciel étoilé. Le festival accueille depuis soixante-quinze ans les plus grands artistes classiques du monde.
Alexandra Dovgan est une jeune musicienne de 17 ans. Elle se retrouve sur les plus grandes scènes internationales, grâce à son immense talent, sa musicalité, sa sincérité et sa maturité. Pas de gestes inutiles au piano, pas d’effets de diva virtuose, mais une grande sérénité. Elle touche le public au fond du cœur, on a le souffle coupé.Elle fait ressentir la passion, l’amour de la musique, la maîtrise suprême du Génie absolu : les yeux fermés comme à l’église en contemplation religieuse. Grieg doit être en extase au paradis. On a la chair de poule partout et des larmes de joie à la fin.
La soirée commence avec la première symphonie (des 104) de Joseph Haydn.
J’ai eu le privilège de découvrir Nelson Goerner au Festival de Menton en 1992.