La Roque d’Anthéron Samedi 9 août 21h Parc du Château de Florans

by Carlo Schreiber
Nelson Goerner fait partie des grands pianistes actuels. Nous l’avons découvert sur le Parvis du Festival de Menton en 1992, peu de temps après sa victoire au Concours de Genève. Il avait alors 23 ans et sa carrière semblait toute tracée… mais ce ne fut pas si simple. Réinvité sur le Parvis en 2003, il accompagne la mezzo-soprano française Sophie Koch dans un programme de Lieder. Il faudra attendre 2016 pour le retrouver dans la série de concerts à 18h au Musée Cocteau, où, en toute modestie, il enchante un public séduit malgré un cadre trop intime.
Quelques mois plus tard, il triomphe au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, avant de conquérir toutes les salles prestigieuses du monde entier. Aujourd’hui âgé de 56 ans, Nelson Goerner est enfin pleinement reconnu !
Chaque concert est une réussite. Son répertoire comprend les plus belles œuvres de Beethoven, Schubert, Chopin, Liszt, Brahms, Debussy, Ravel et Rachmaninov.
À La Roque, il commence son récital par la Sonate n°28 de Beethoven.
Goerner établit de nouvelles références en matière d’interprétation des sonates pour piano de Beethoven. Ce musicien unique réunit les qualités les plus élevées, un talent musical exceptionnel, une intelligence d’interprétation remarquable et une prédisposition physique exceptionnelle. Son jeu est réellement génial, granitique, vibrant de vie, de vitalité, d’imagination et de couleurs.
Dans le Carnaval de Schumann, Goerner se distingue par des qualités rares : la capacité de chanter au piano, un phrasé magnifique et unique, ainsi qu’une profonde compréhension de l’intention du compositeur. Son dynamisme rythmique, sa virtuosité et son audace sont véritablement exaltants.
En deuxième partie, il offre au public dix préludes op. 23 de Rachmaninov, avant de conclure avec ses célèbres Arabesques de concert sur des thèmes du Beau Danube bleu de Johann Strauss. Ce final, tout en légèreté et en brio, témoigne à la fois de sa maîtrise technique et de sa capacité à transmettre la joie et la poésie de la musique. Une véritable promenade sonore où se mêlent élégance et fantaisie, qui confirme une fois encore le génie artistique de Nelson Goerner.
Trois bis: un Intermezzo de Brahms, un prélude de Chopin et Lilas de Rachmaninov
Ce récital restera gravé dans les mémoires comme un moment d’exception, où chaque note, chaque nuance témoigne d’un engagement total envers la musique et d’une singularité inégalée.

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